Protection de l’enfance

Bravo et merci aux équipes assurant la continuité de la prise en charge et préparant l’après-confinement

Dans le contexte de crise sanitaire que nous traversons, la protection des enfants les plus vulnérables et de leurs familles est l’une de nos missions prioritaires. Tous les acteurs qui interviennent dans le domaine de l’enfance sont ainsi restés mobilisés depuis le début du confinement pour continuer à accompagner au mieux les enfants confiés au Département, déjà fragilisés par des histoires de vie complexes et souvent douloureuses.

Au Département de la Haute-Saône, les agents du service de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) assurent la continuité des missions de protection des mineurs. « Je souhaite rendre hommage à ces personnels, qui font preuve d’une mobilisation constante pour prévenir et protéger les plus jeunes, avec beaucoup d’humanité, de compassion, de bienveillance » souligne Yves KRATTINGER, Président du Conseil départemental. Et de poursuivre : « L’accompagnement de proximité que prodiguent les agents du Département auprès des plus précaires est exemplaire. En période de crise, il est primordial de préserver ces enfants, déjà fragilisés par la vie. Je constate avec fierté que les travailleurs sociaux font preuve de professionnalisme, de cohésion et ont incontestablement un grand sens du service public ».

Les équipes de l’ASE encadrent notamment les 226 assistants familiaux de Haute-Saône, qui ont la garde des enfants confiés par le Département. « Tous reconnaissent les compétences professionnelles et les qualités humaines de leur chef de service, Aurélie TROXLER, et de ses équipes. Je m’associe à ces familles pour leur témoigner toute ma reconnaissance » poursuit le Président du Conseil départemental. « Ma gratitude va à tous les maillons de la chaîne Protection de l’enfance. Pour ne pas en rester aux mots, j’ai souhaité, en accord avec les trois présidents des groupes politiques de notre assemblée, accorder une prime exceptionnelle aux assistants familiaux, afin de valoriser leur engagement et de reconnaître les frais supplémentaires engagés durant cette crise sanitaire. »

Cette prime est calculée sur deux bases : une base fixe de 250 euros par enfant confié versée en une seule fois et une indemnité forfaitaire mensuelle de 50 euros pour chaque assistant familial par mois de confinement.

Parallèlement, que ce soit à la MDPH ou à l’ASE où les équipes gèrent la crise, tous se projettent déjà dans l’après-crise. La progression des appels au 119 (numéro d’appel pour les enfants en danger) est absorbée par les agents de l’ASE. Cette action est déterminante pour le repérage des situations de risque ou de danger. La MDPH suit également des enfants de l’ASE, sachant que 30 % d’entre eux environ sont porteurs d’un handicap. Les services se saisissent de toutes les opportunités de travail encadrées par les ordonnances prises pendant cette crise, telle que la mise en place d’une Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées restreinte afin de prendre toutes les décisions habituelles.

Le travail réalisé en lien étroit avec les cellules de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes reste capital. Cette coordination doit encore être renforcée, notamment avec la Protection judiciaire de la jeunesse en lien avec les Parquets. A l’approche du déconfinement, la question de la reprise progressive des droits de visite des parents est également au cœur des préoccupations des services départementaux.